Une petite lassitude ces derniers temps, j’ai beau faire de vaillants efforts pour me plaire dans ma vie quelle que soit la saison, j’anticipe tout de même l’arrivée du printemps et la sensation de renouveau qui l’accompagne. Bon, la vérité est que cette anticipation date de novembre. Mais qui compte ? Aujourd’hui, je vous propose des brèves plus qu’un article sur un sujet dédié, histoire de pallier une certaine difficulté à me concentrer. Aucune n’a de rapport avec l’asexualité, plus avec l’air du temps et l’actualité.

Je me suis créé un compte Instagram il y a environ trois mois, et je me suis aussitôt abonnée aux comptes des chaînes youtube que je regarde le plus souvent. Allez savoir pourquoi, l’application m’a proposé de m’abonner au compte du Louvres, et de fil en aiguille, je suis maintenant abonnée aux musées d’Orsay, Guimet, Jacquemart, au Château de Versailles, au Petit et au Grand Palais, mais aussi au MET de New York, au musée Guggenheim de Bilbao, au British Museum, au musée Van Gogh d’Amsterdam. C’est avec joie que presque tous les jours je prends connaissance de nouvelles œuvres, de nouveaux lieux, que je suis informée du contenu des expositions … A défaut de les visiter voire de les fréquenter assidûment pour les musées parisiens, j’ai l’impression de progresser dans mon éducation artistique.

Et en parlant d’éducation, je suis en train de lire Mémoires d’une fille rangée de Simone de Beauvoir. Je ne sais pas encore si j’en ferai un article, j’ai été cependant frappée par la résonance de mes deux derniers articles avec ce que décrit l’autrice. Comment la religion a influencé et pesé sur son éducation, sexuelle mais aussi intellectuelle, et comment lorsqu’elle a cessé de croire, elle s’est retrouvée face à l’incompréhension de sa mère en particulier, et du monde bourgeois dans lequel elle évoluait. Cette bourgeoisie d’ailleurs, qui ne lui offrait que peu de choix pour disposer d’elle-même et faire ses propres choix. Je suis encore au milieu du livre, mais un passage en particulier m’a de nouveau fait réalisé toute la chance que j’ai de vivre ici et maintenant. Le père de Simone l’autorise à poursuivre ses études et alors qu’elle entreprend des études brillantes en littérature, mathématiques, philosophie, elle comprend qu’elle doit cette permission moins à son talent intellectuel qu’au renoncement de ses parents de lui faire faire un mariage avantageux. Et Simone de juger ses camarades de classe, promises elles à la destinée d’un mariage bourgeois, qui s’abêtissent pour plaire aux hommes. Le propos est violent de justesse.

Comment vivez-vous l’épidémie du Coronavirus qui s’annonce ? Bien que j’aie fait le choix d’éviter tous les journaux et médias dits d’information, il ne m’a pas été possible d’échapper à l’expansion de l’épidémie, aux nouvelles des premiers décès en Europe, en France. Et vivant dans une région très peuplée, prenant les transports en commun au quotidien, prévoyant de voyager prochainement, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur les moyens de prévention dont nous disposons. S’agit-il d’un virus comme celui des grippes saisonnières, auquel cas, ayant la chance d’être en bonne santé, même si je contractais le virus, je ne fais pas partie des personnes à risque ? Et comment protéger toutes les autres personnes que je côtoie ? Je souhaite que toute cette agitation n’est que ça, et qu’on se sera fait peur pour rien, mais au fond, je n’en sais rien. En tout cas, je constate aussi le rôle des médias, importants relais d’informations utiles, comme les actes de prévention à adopter, mais aussi activateurs de réactions disproportionnées. Où s’arrête l’information et où commence le sensationnel ?

On en oublierait presque que les élections municipales sont dans un peu plus de deux semaines. En tant que citoyenne, j’ai du mal à percevoir les impacts réels de nos votes sur les politiques publiques qui sont menées. Nous avons la chance de vivre dans un pays où les grands enjeux sociaux sont financés par les impôts et autres cotisations, je veux parler de l’éducation, de la santé, de la retraite, de la culture dans une certaine mesure. Personnellement, je tiens beaucoup à ce que ça perdure. Une autre chose importante pour moi est le respect de notre environnement. Ceci étant posé, pour quel parti voter ? Il me semble que tous ne pensent qu’à servir leurs propres intérêts, pas toujours communs avec l’intérêt général. Je me retrouve un peu comme Churchill, à trouver que la démocratie est le pire des systèmes, sans en trouver aucun autre qui soit mieux. Enfin, quelles que soient nos convictions, si nous en avons encore, je pense que ces élections sont parmi les plus importantes, car elles ont un impact direct sur la vie quotidienne, et indirect sur la composition du Sénat, autre institution législative instituée par la constitution. Aussi, bien que j’aimerais beaucoup aller faire de la randonnée les 15 et 22 mars prochains si la météo coopère, ce sera après avoir été voter.

Enfin, je me faisais la réflexion de l’impact d’Internet sur nos vies, et surtout des services qui nous sont accessibles grâce à ces technologies. Nous ne nous en rendons pas compte, mais nous nageons en pleine science-fiction au quotidien. Nous avons de la chance en France, et notamment en zone urbanisée, nous bénéficions d’un réseau performant et peu cher. Je m’amusais la dernière fois à recenser les services dont je bénéficie sans que ça me coûte plus cher. Il y a tout d’abord le téléphone illimité, y compris sur énormément de destinations à l’international. Qui se rappelle encore du temps où pour téléphoner, il fallait rester à l’endroit où était le téléphone et compter les minutes que durait la conversation ?(Oui, je suis vieille, je sais.) Et puis, je n’utilise plus de timbres non plus, la dématérialisation et l’automatisation du paiement des factures les a rendus obsolètes. Je ne fréquente pas de salle de sport ou de club de gym, je ne prends pas de cours de relaxation ou de sophrologie, pour cela, j’ai tout le contenu qu’il me faut sur Youtube. Je n’achète pas de journaux, je n’achète pas de roman, de dictionnaire ou d’encyclopédie, j’ai accès à la bibliothèque numérique de la ville de Paris, et à tout le contenu du Web si je cherche une réponse sur un sujet. Je ne suis pas inscrite dans des cours de langues étrangères, j’utilise Duolingo. Fini le temps où je payais mes services bancaires, j’ai une banque en ligne, qui m’offre une carte de paiement avantageuse si on voyage. J’ai un relais d’une grande enseigne de distribution qui a ouvert en bas de chez moi, je fais mes courses en ligne, toujours les mêmes, je ne suis pas tentée par les promotions sur place et les achats spontanés. La vente de billets de transport et les agences de voyages en ligne me font économiser plusieurs centaines d’euros par an. Et tout ça et encore autre chose, pour une vingtaine d’euros par mois. Alors oui, vous me direz que tout ça n’est pas gratuit, que le produit, c’est moi et mes données personnelles. C’est vrai, mais je ne suis pas loin de penser que le marché est équitable.

Voilà, je vous laisse sur cette dernière réflexion. Prenons soin de nous, et n’oublions pas que nous vivons une époque formidable.

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